Automobile & Rallye

La magie du Monté Carlo…

Le son de Jean Louis Filc dans une petite radio pour suivre la nuit du Turini voici les premiers souvenirs qui reviennent pour beaucoup à l’esprit. Puis vient la télévision avec François Delecour qui avait course gagnée mais dont le destin en aura décidé autrement. Voilà les premiers souvenirs d’une épreuve qui grave son nom dans la légende un peu plus chaque année.

Le Monté Carlo siffle le début de la saison des rallyes mondiaux. Mais le Monté Carlo débute bien avant pour les amoureux. Les essais, les informations sur les transferts et la fameuse liste des engagés. Ce n’est pas le WRC que les gens suivent en premier mais le Monté Carlo. D’impatience en espérance, les aficionados du rallye restent connectés durant la trêve des  confiseurs en espérant secrètement un mois de Janvier froid et enneigé pour revivre les grandes épopées des années 80 et des Groupe B.

Andreas Mikkelsen (NOR)/Ola Floene(NOR)-Volkswagen Polo WRC

Puis arrive le temps du Monté Carlo. Tout débute la nuit. La transhumance des quatre coins de France se fait de nuit afin d’être le plus proche possible des spéciales. Après de longues heures de route vient le temps de se garer puis de dormir un peu, enfin d’essayer de passer le temps sous les illuminations des phares des spectateurs qui arrivent. Le bruit des voitures, les paroles venues de France, d’Italie, d’Espagne c’est dur de trouver le sommeil avec l’excitation qui monte. Le petit matin nous réveille et on sort voir transit de froid le long serpent des voitures qui sont là. Les derniers arrivés auront tant de kilomètres à marcher. Et oui un Monté Carlo ça se mérite ! De droite à gauche les voitures et autres camping-car s’éveillent au rythme des petits déjeuners improvisés pour se réchauffer. Souvent on parle des souvenirs des saisons précédentes et des déplacements épiques surtout qui forment les amitiés. Turini, Sisteron ou Bleine chacun y va de son souvenir et des péripéties qui ont eu lieu en regardant passer au loin les ouvreurs.

Le temps semble être arrêté et l’attente si longue mais voilà c’est enfin l’heure de monter, se placer et attendre les premières voitures de direction tout en regardant la file de monde. Chacun cherche un coin, le passage parfait en espérant pas trop de monde.

L’excitation monte les premières voitures ouvreuses arrivent et il est déjà temps de voir passer les nouvelles voitures dans un silence de cathédrale où chacun essaye de reconnaitre au bruit qui peut bien arriver. Tout le monde y va de son pronostic et quand l’être tant attendu passe la foule reprend ses droits et les paroles s’envolent pour commenter une seconde ou deux secondes d’un passage…

Ca y est c’est fini, la spéciale est terminée ! C’est passé si vite et l’attente fut si longue que chacun repart un peu frustré de ne pas en avoir plus eu mais c’est certain l’année prochaine si tout va bien tous seront au rendez – vous de cette magie qu’est le Monté Carlo.

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